30/10/205 Le CNPMEM reçoit la ministre Catherine Chabaud
Une discussion sur l’avenir de la filière !
Ce matin, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, était invitée par le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM).
Bruno Margolle était présent lors de cet échange, aux côtés des membres du Bureau, pour porter la voix du terrain et partager les préoccupations de la profession.
La rencontre a été l’occasion pour les représentants de s’exprimer sans filtre sur la situation actuelle et les difficultés auxquelles la filière est confrontée.
Parmi les points évoqués :
👉 340 M€ consacrés pour la filière depuis le COVID, mais en « palliatif » et pas pour structurer !
👉 Des ports qui se « cassent la gueule ».
👉 Le fait révélateur qu’actuellement, les CRGF ne consomment pas leurs enveloppes du UMS…
👉 Risque de perte d’envie et de savoir-faire.
👉Difficulté de nos professionnels de tenir un cap ! Une PCP incapable de s’adapter (ex : thon rouge en Manche Est qu’on jette par-dessus bord, faute de quotas).
👉 Maquereau : C’est à ceux qui se sont « gavés » d’en payer les conséquences !
👉 Perte de fait de l’accès aux eaux britanniques en raison de la mise en place de mesures techniques et d’AMP, sans que l’UE ne nous défende (accès au marché ?) alors que les déplacements de flotte dans les eaux françaises sont une catastrophe !
👉 La mise à l’index du chalutage et la nécessité de travailler avec les services de l’État et l’Ifremer, sur un transipêche officiel, dans un contexte de judiciarisation, de médiatisation et de diabolisation de nos métiers.
👉 L’accroissement des importations, nécessitant que l’UE exige les mêmes règles de la part des producteurs hors UE !
👉 L’absence de bon sens qui conduit à imposer de l’adblue pour les moteurs dès 130 kW : on double le prix du moteur, qui ne fonctionne pas bien !
La ministre a assuré avoir bien entendu ces messages et indiqué préparer, avec ses équipes, les prochains rendez-vous politiques européens.